Où il ne lâchera aucunement la msuique.
Il y étudiera formellement celle-ci, puisque élevé dedans. À 14 ans, il devient même le chef de la chorale. Et l'organiste de l'église locale. Il achète à 15 ans sa première guitare, une Dallas Tuxedo électrique. Puis l'échange quelques années afin d'obtenir une basse Fender Jazz à 16 ans. Il gardera la même jusqu'à ses 30 ans. Il dira avoir été inspiré de devenir bassiste après avoir entendu Phil Upchurch, musicien de Chicago sur un de ses morceaux, briller à l'instrument. Adolescent, il joint le band The Deltas. Puis The Jet Blacks, un band de jeunes de Londres qui comprend entre autre l'as guitariste John McLaughlin.
C'est aussi adolescent, à 17 ans, qu'il est alors recruté pour accompagner Jet Harris, en studio. Et Tony Meehan et son groupe The Shadows. Jusqu'à ses 19 ans. Tout juste avant qu'il ne se joigne à eux, The Shadows a un succès important sur lequel joue aussi un autre ado, aussi musicien de sesssion. Du nom de Jimmy Page. En octobre 1963, le bassiste des Shadows Brian Locking quitte le band. On discute de la possibilité de le remplacer par John, mais finalement on choisira John Rostill à la place.En juin 1964, étant enregistré sur un premier single instrumental signé Lee Hazlewood, il choisit de changer de nom quand Andrew Loog Oldham, qui produit le morceau, lui fait remarquer que Baldwin n'a pas grande envergure. Il choisit donc le mien JONES. C'est Oldham qui lui suggère en regardant l'affiche du film John Paul Jones sur le mur, film racontant la vie d'un éminent révolutionnaire Étatsunien, héros de la marine. John Paul Jones.
À 18 ans, il est musicien de session pour Decca Records. Capable de jouer des guitares et des claviers. Jusqu'en 1968, il sera de centaines d'enregistrements entre 1962 et 1968. Il sera de I'm Into Something Good d'Herman's Hermits. Studieux, il se développe des talents d'arrangeurs. Qu'il fera entre autres, aux cordes, sur un morceau des Rolling Stones, en mai 1967. Il produira un album d'Herman's Hermits. Une trame sonore. Il fera les arrangements pour un morceau important d'un jeune Cat Stevens. Travaille pour Françoise Hardy et fait des sessions avec Nico pour son premier album solo. Mickie Most, producteur, est si impressionné par son travail avec Donovan, qu'il se réserve John pour lui tout seul sur certains projets. Il retravaillera avec Donovan, satisfait aussi. Il travaille avec Jeff Beck, où il croise à nouveau Jimmy Page. Retravaille avec Cat Stevems. Sera d'un album de Beck, avec Rod Stewart à la voix. Il travaille pour Lulu et pour Tom Jones, deux fois, et The Walker Brothers. Terry Reid et Wayne Fontana. Ironiquement Jimmy Page avait aussi joué sur un morceau de Tom Jones, en 1964.Il travaille avec Rod Stewart, Shirley Bassey, avec Dusty Sprinfield qu'il accompagne aussi en tournée, à la basse. Quand il enregistre à Abbey Road, pour le film de James Bond, pour Shirley Bassey. s'y trouve aussi Jimmy Page, encore, qui fait de la guitare acoustique pour John Barry, responsable de la trame sonore du film. Il travaille tant, et sur tant de projets qu'il ne se rappelle pas tout. Mais Jimmy Page, qui n'a que 2 ans de plus que lui, a aussi le même type de d'horaire. Un autre point en commun entre les deux.
On se croise partout, surtout en studio. Alors quand Jeff Beck et Jimmy Page pensent monter leur supergroupe avec Keith Moon à la batterie, et que John Entwistle, reste fidèle à The Who, John Paul Jones, un homme discret, s'impose quand même naturellement à la base. Jones a participé à l'album Litttle Games des Yardbirds. Il est donc aussi entré en contact avec Peter Grant, leur nouveau gérant. Grant est tout ce qu'il y a de plus bulldog, là où Jones est plus tranquille. Professionnalisme et discrétaion totale. Studieux. Grant est plus rustre. Brouillon. Agressif. Imposant.
Jimmy Page reconnait vite le génie musical de celui qu'il croise partout. Quand Page veut monter son groupe, il se cherche un arrangeur et travaille alors sur l'album de Donovan, sur lequel Jones est en train de justement travailler. Les deux, encore coincés dans le même studio s'entendent.Ne serais-ce que pour se sortir du train d'enfer qu'ils mènent les amenant près de l'épuisement professionnel.
The New Yardbirds. On doit aller en Scandinavie sous ce nom. C'était un engagement qu'on avait avec Grant. Mais on a plus de chanteur ni de batteur. Jones suggère Terry Reid pour la voix. Qui lui, suggère à la place le chanteur de la formation Band Of Joy. Un ado de 19 ans aux cheveux bouclés. Mais à la puissance vocale étonnante.
Personne ne se doute encore que Jones & Page échangent un style de vie effréné...pour un autre...
Mais cette fois, ce qu'il croient être une porte de sortie vers plus de liberté va se transformer en un tourbillon planétaire sans précédent. En acceptant de suivre Page, le tranquille et sage John Paul Jones ne quitte pas le surmenage ; il entre dans la légende. L'adolescent de Sidcup qui traduisait Rachmaninov au piano et qui courait d'un studio à l'autre pour Shirley Bassey ou Tom Jones, est désormais mûr. La machine est en place, les visages changent, et les New Yardbirds ont deux nouveau poilus pour les accompagner en Scandinavie.Ils s'apprêtent à réécrire l'histoire du rock sous un nom qui fera trembler les tympans du monde entier.
On répète ensemble seulement deux semaines, avant le décollage d'un Zeppelin hors de l'ordinaire.
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